SSV n'a pas de ligne d'arrivée : la même boucle de 6,7 km revient encore et encore, jusqu'au dernier debout. Notre identité visuelle raconte cette expérience — la répétition qui, tour après tour, se transforme en vertige.
Notre emblème s'inspire directement du travail du peintre franco-hongrois Victor Vasarely (1906–1997), figure fondatrice de l'art optique. Sa méthode : partir d'une grille parfaitement régulière — carrés, cercles, losanges — puis en faire varier progressivement la taille, la courbe ou la couleur, jusqu'à donner l'illusion d'un relief, d'un gonflement ou d'une spirale, sans jamais tricher sur le dessin lui-même.
C'est exactement le geste que nous avons emprunté pour SSV : une grille de départ nette qui se creuse vers son centre, comme un tunnel — une manière de représenter, sans un mot, ce que l'esprit d'un coureur ressent après quinze, vingt, trente tours de la même boucle — un vertige qu'on ne pourrait nommer que vasarely.
En bordure, des formes nettes et distinctes — le premier tour, l'esprit clair.
Vers le centre, les formes s'arrondissent et s'assombrissent — les tours s'accumulent.
Le regard est aspiré vers le milieu, comme le coureur est aspiré vers la boucle suivante.
Le dégradé va toujours du vert clair (le bois, le départ) vers le bleu profond (la nuit, la fatigue).
Chaque teinte correspond à une heure symbolique de la course, du premier tour au dernier debout.